Le
maxi scooter à succès de la marque aux trois diapasons qui n'avait pas
réellement connu de changements depuis son introduction sur le marché,
bénéficie cette année de petites modifications. Esthétiquement, on
reconnaît le modèle 2008 par un nouveau dessin du feu arrière et des
optiques plus proches des Majesty, un échappement relevé, une selle
d'un nouveau coloris ou encore les platines sérigraphiées qui
accueillent les pieds du pilote.
Avec sa transmission unique dans le monde du deux-roues et son
moteur vif, le TMax réagit encore et toujours à la moindre
sollicitation de la poignée même si le ton est peut-être un peu plus
feutré. Méfiance tout de même, car le délai de réponse habituel sur un
scooter est gommé, et les départs sont d'une spontanéité rare. A
vitesse plus élevée, il faut maintenir le régime pour ne pas casser le
rythme, les relances étant plus lissées au fur et à mesure que l'allure
augmente. La sonorité caractéristique du bicylindre est plus discrète
mais on retrouvera l'essentiel une fois en selle à chaque accélération (88db à 3750tr/min).
Le châssis totalement en aluminium moulé allège l'ensemble (-5kg)
tout en augmentant sa rigidité. Pour encore améliorer la tenue de route
qui brillait déjà par son efficacité, la roue avant passe de 14 à 15
pouces. Pour améliorer la stabilité, l'empattement et la fourche
gagnent quelques millimètres. Les changements d'angles rapides
demandent un peu plus d'appuis sur le guidon que sur la version
précédente, mais la stabilité sur les grandes courbes à haute vitesse
est réellement excellente. Le freinage puissant assuré par les étriers
4 pistons de la FZ6 est parfaitement dosable et d'une puissance
remarquable. Les deux leviers peuvent être réglés pour une meilleure
sensibilité.
En ville, on dispose d'une belle maniabilité et des reprises
toujours disponibles. Ces caractéristiques se confirment dès que la
route se dégage avec ce TMax capable de venir rivaliser en performance
avec bon nombre de motos. Aller au bureau en semaine et se faire
plaisir le week-end venu avec de belles balades sportives ou non, est
donc toujours au programme. En effet, si imprimer un rythme élevé est
simple, flâner l'est tout autant. Sur un usage mixte, la consommation
du T-Max se stabilise autour de six litres au cent et autorise presque
deux cents kilomètres d'autonomie.
Pour un usage plus urbain, la nouveauté se fait apprécier au niveau
du coffre légèrement revu. Yamaha a donc travaillé sur ce point
important au moment de choisir un scooter. La selle qui se bascule
maintenant sur l'arrière donne accès à un espace d'un plus grand volume
que sur son prédécesseur.
En basculant sur l'arrière, l'accès est sans doute un peu moins
aisé mais non content de gagner en volume, la forme du coffre permet
aussi de placer une sacoche d'ordinateur sans avoir ni à forcer ni à
chercher le plus petit modèle de portable du marché. Il restera même de
la place pour caser un pantalon de pluie ou quelques effets personnels.
Une fois arrivé à destination, on peut laisser un casque intégral à
l'intérieur, ses gants et ses affaires de pluie si besoin.
Dans le tablier, deux vide-poches sont disponibles sous le guidon.
Ils ne ferment malheureusement pas à clé, interdiction donc laisser
quelque chose de valeur dedans. En dehors de ce point, le volume de
chacun est très correct et la forme autorise d'y placer pas mal de
choses, comme son téléphone, un appareil photo, ses gants de mi saison
ou des enveloppes sans les plier.
Toujours soigné chez Yamaha, l'éclairage du tableau de bord où le
rouge s'impose est très élégant de nuit. Trois cadrans cerclés de
chrome indiquent de gauche à droite, la température du moteur, la
vitesse et le carburant restant. En bas du tachymètre, un afficheur
digital bordé par le compte-tours donne toutes les autres informations
: l'heure, les deux compteurs journaliers à sélectionner ainsi que deux
indications précieuses pour l'entretien, une concernant l'huile et
l'autre la transmission (v-belt).
Le confort est de bonne facture pour le pilote qui peut s'appuyer
sur un dosseret ni trop ferme ni trop souple qui ne dérange donc pas au
fil des kilomètres. Contrairement à bon nombre de scooter, la selle
haute est relativement étroite à l'avant et n'oblige pas à écarter
exagérément les jambes lorsqu'on marque un arrêt. Un détail que les
petites jambes apprécieront sans doute surtout que la trappe d'accès au
bouchon de remplissage de l'essence ne gêne pas du tout l'assise sur
l'avant.
La protection du grand pare-brise d'origine se montre efficace
contre les éléments en se penchant un peu en avant si on mesure plus
d'1m80. Sa base fumée laisse apparaître la route si on y porte
attention. Enfin, si les jambes et le buste sont bien protégés, il n'en
est pas de même pour les mains exposées aux intempéries.
Les pieds posés sur les repose-pieds de type "moto", le passager a
à sa disposition une large selle qui le maintient très bien d'avant en
arrière. Les deux poignées de part et d'autre, en plus de posséder un
dessin soigné parfaitement intégré à la nouvelle ligne de l'arrière, se
prennent parfaitement en main et offrent plusieurs positions possible,
sur le coté ou plus en arrière, au choix.
Yamaha avec le T-Max 2008 ne change donc pas les principes
fondamentaux qui font apprécier ce maxi scooter : l'excellente tenue de
route et le caractère bien sportif. Des petits détails comme la
protection des mains ou les vide poches qui ne ferment pas à clé se
rappellent à nous de temps en temps, en revanche l'effort apporté sur
l'espace disponible sous la selle facilite grandement son usage
quotidien et urbain.
Disponible en Stealth Metal (anthracite - photos), Midnight Black
(noir), Thunder Blue (bleu) ou Silver Tech (gris) au tarif de 8999€
(mars 2008). L'ABS sera disponible en option.